• Bonjour à tous !
    Aujourd'hui, quelques mots sur le phénomène récurrent du printemps et de l'automne :
    La lumière zodiacale

    Dans l’environnement proche du Soleil, de discrètes particules de glace, de silice et de carbone (les météoroïdes), issues principalement des comètes joviennes (venant des environs de Jupiter), voyagent entre les planètes et tombent en spirale vers notre étoile.

    Vu depuis la Terre, et principalement sous nos latitudes, ce nuage de poussières éclairé par la lumière solaire, donne naissance à un phénomène de photométéore nommé la lumière zodiacale.

    Celle-ci peut être observée idéalement dans les périodes qui suivent ou qui précèdent la fin ou le début du crépuscule astronomique, comme une pâle lueur de forme élancée, presque triangulaire et pouvant être confondue avec les lumières d’une ville lointaine ou la voie lactée.
    La lumière zodiacale suit le plan de l’écliptique (le plan de l’orbite terrestre) ainsi que la bande zodiacale (d’où son appellation) et peut donc être observée soit 1h/1h30 avant le lever du Soleil direction plein Est en automne (idéalement de mi-septembre à mi-octobre), soit 1h/1h30 après le coucher du Soleil direction plein Ouest au printemps (idéalement de fin mars à mi-avril).

    Pour avoir le plaisir d’observer ce phénomène, l’œil nu est l’instrument de prédilection mais les conditions d’observations doivent être de qualité : loin des lumières de la ville, horizon dégagé, ciel clair et absence de Lune. L’éclat de la lumière zodiacale peut monter en moyenne jusqu’à 45 degrés de hauteur dans de bonnes conditions, mais elle reste assez faible. En France, elle est de plus en plus difficile à observer à cause de l’augmentation de la pollution lumineuse. C’est donc loin des villes, en altitude sous le ciel bien noir des montagnes Corses, que nous avons le plus de chances de l’apercevoir.

    Pour ceux qui souhaitent aller plus loin et en garder un souvenir, vous pouvez également la photographier. Votre appareil photo saura toujours mieux capter les nuances qui auraient échappé à vos yeux.

    Voici quelques conseils de prise de vue:

    Utilisez un appareil reflex que vous passerez en mode manuel (les bridges et autres appareils génèrent trop de bruit numérique et vont noyer la lueur), choisissez un objectif grand angle (de 10 à 20 mm de préférence), utilisez une grande ouverture pour votre diaphragme (entre f/1.4 et /f/3.5) et faites diverses poses allant de 20 à 45 secondes pour des étoiles ponctuelles, à une sensibilité de 800 à 3200 isos (selon votre modèle et le bruit généré par sa sensibilité). Il est obligatoire d’utiliser un trépied stable ainsi qu’une télécommande ou un intervallomètre afin d’éviter les vibrations et le bouger lors de la longue pose.

    Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

    La lumière zodiacale


    votre commentaire
  • Chaque année, aux mois de juillet et d’août, se produit un événement très populaire pour les passionnés d’astronomie ou les curieux et amoureux de la nature:

    la pluie des Perséides ou « Larmes de Saint Laurent ». Il s’agit d’un essaim de météoroïdes (de fins débris d'astéroïdes ou de comètes, dans ce cas précis) né et alimenté par les différents passages de la comète 109P/Swift-Tuttle, portant fièrement le nom des deux astronomes Lewis Swift et Horace Parnell Tuttle.

    Chaque comète (de gros blocs de glace et de poussières) traversant le système solaire, laisse derrière elle une gigantesque traînée de poussières, des particules appelées météoroïdes et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit caillou (plus gros à quelques exceptions). Chaque année, à la même période, lorsque la Terre traverse cet essaim de météoroïdes, ces derniers entrent en collision avec les différentes couches de notre atmosphère à près de 200 000 km/h et donnent naissance à des astrométéores, appelés également "étoiles filantes".

    Le courant de météoroïdes lié à la comète 109P/Swift-Tuttle rencontre notre planète entre le 20 juillet et le 25 août, avec un pic d'intensité entre le 11 et le 15 août et un maximum aux alentours du 12 août (à +/- 2 nuits). Le pic de 2020 se produisant durant la journée du 12 août, celui-ci sera donc invisible depuis la France, mais les étoiles filantes seront tout de même assez nombreuses pour en profiter la nuit précédente ou la nuit suivante.
    Petite chose à prendre en compte également, les pluies de météores étant imprévisibles, il est doublement recommandé de répartir ses observations sur une période de 24h à 48h avant et après le 12 août. Enfin, certaines perturbations récentes de la trajectoire de la comète ont donné naissance à des essaims isolés qui peuvent nous surprendre et augmenter le taux horaire, de manière très brève.

    Pour la petite histoire: le pic de cet événement céleste, se rapproche du jour où l’on célèbre le martyre de Saint Laurent, diacre du pape Sixte II, mort le 10 août 258 à Roma. Pendant son supplice, le Saint aurait versé des larmes remarquables et destinées à errer dans les cieux pour ne redescendre sur Terre que la nuit du 10 août de chaque année. D’où la croyance populaire selon laquelle, en observant un météore (en regardant les "larmes" de Saint Laurent donc) nous voyons nos vœux se réaliser.

    La pluie des Perséides est l’essaim le plus populaire de l'année étant donné qu'il se produit lors de la période estivale (pour le nord). Contrairement à une croyance persistante, le ciel d’été n’offre pas plus d’objets à observer et n'est pas plus beau (c'est plutôt l'inverse même, pour cette deuxième affirmation), mais il est plus agréable de sortir de chez soi du fait de la douceur de ses nuits ;-)

    Les pluies de météores ne sont pas rares, bien au contraire. Plusieurs d'entre elles illuminent notre ciel tout au long de l'année ("Géminides" mi-décembre, "Leonides" fin novembre, etc.) et il ne faut donc pas attendre les Perséides et les "Nuits des étoiles" pour sortir et profiter du spectacle.

    Pour observer une pluie de météores, inutile de se désespérer à trouver un télescope, le plus gros du spectacle se produira sur la totalité du ciel (un télescope réduisant votre champ de vision, vous louperez forcément le spectacle). S'éloigner des villes et de leur pollution lumineuse reste le point principal. Ensuite, la meilleure période horaire d'observation se situe entre 2h et 6h, car c'est à ce moment-là que nous regardons droit devant nous dans l'espace et recevons donc beaucoup plus de poussières météoritiques (imaginez des flocons de neige virevoltants autour de vous lorsque vous roulez en voiture. Sont-ils plus nombreux sur le pare-brise arrière ou celui de devant ? Ça marche aussi avec les moustiques, tigres ou non). Vos yeux, une chaise longue et des vêtements chauds seront vos meilleurs alliés (les nuits sont parfois fraîches, même l'été, et l’humidité a vite fait de décourager les plus téméraires). Si votre point d'observation est situé dans une zone parfaitement sombre, pensez à emporter une lampe avec un filtre rouge (ou du vernis rouge sur une torche suffira), afin de ne pas perdre votre acuité visuelle nocturne, qui met près de 30/40 minutes pour être à son maximum et qui a vite fait d'être réduite à néant par les lampes blanches.


    Pour finir, et si vous voulez garder un souvenir de votre nuit sous les météores, rien de plus simple, avec de la patience, un appareil photo et un simple trépied.
    Si vous possédez un appareil photo reflex, sortez votre objectif avec le plus grand champ possible (15/18mm dans l'idéal), positionnez-vous en mode manuel, réglez votre temps de pose sur 15/20s, ouvrez votre diaphragme autant que possible (F/4, F/5.6 etc. plus le chiffre est petit, plus vous recevrez de lumière), choisissez une sensibilité entre 800 et 1600 iso (3200 et + sont possibles, mais le bruit numérique augmentera. Il vaut mieux multiplier les poses, plutôt que de les faire durer ou pousser trop sur la sensibilité). Jonglez avec les iso selon la qualité de votre ciel également. Placez-vous sur une étoile brillante en "live-view" (image sur votre écran LCD) et zoomez dessus numériquement (sans toucher à l'objectif) afin de faire la mise au point, puis orientez votre instrument vers le zénith, légèrement décalé vers le Nord-Est, sauf si vous avez de la pollution lumineuse qu'il faudra éviter autant que possible. Le radiant (le point d’où semble provenir les météores) se trouve dans la constellation de Persée, mais cela ne veut pas dire que vous en verrez dans cette direction. L'idéal est de photographier en RAW (un format brut) plutôt qu'en JPEG, afin de pouvoir tirer un maximum d'information de vos prises de vue, faire un éventuel compositage (une superposition de photos) et de la retouche, si désiré. Uniquement si vous savez ce que vous faites, sinon le JPEG ira très bien pour de simple clichés de météores :-)

    Bonnes observations à tous !

    Cliquez sur l'image pour la voir en définition originale.

    Le làcrime di San Lurenzu (Les larmes de Saint Laurent)
    ps: il s'agit ici d'une Géminide ;-)


    votre commentaire
  • Chaque année, au mois d'août, il se produit un événement très populaire pour les passionnés d’astronomie : les nuits des Perséides ou « larmes de saint Laurent ». Il s’agit d’un essaim de météores (plus communément appelé « pluie d'étoiles filantes ») né des différents passages de la comète Swift-Tuttle.

    Chaque comète laisse derrière elle une traînée de poussières appelées météoroïdes
    dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Lorsque la Terre traverse ce « couloir » de météoroïdes, ceux-ci entrent en collision avec les différentes couches de notre atmosphère et donnent naissance à des étoiles filantes.

    Le courant de météoroïdes lié à la comète Swift-Tuttle rencontre notre atmosphère entre le 20 juillet et le 25 août, avec un maximum situé aux alentours du 12 août (à +/- 2 nuits). Les étoiles filantes étant imprévisibles il est recommandé de répartir ses observations sur une période de deux à trois jours autour de cette date. De plus, certaines perturbations récentes de la trajectoire de la comète ont donné naissance à des essaims isolés qui peuvent nous surprendre et augmenter le taux horaire.

    La pluie des Perséides est l’essaim le plus populaire de l'année étant donné qu'il se produit lors de la période estivale (pour le nord). Contrairement à une rumeur persistante, le ciel d’été n’offre pas plus d’objets à observer, mais il est plus agréable à contempler du fait de la douceur de ses nuits.


    Chaise longue et vêtements chauds sont de rigueur (les nuits sont parfois fraiches et l’humidité a vite fait de décourager les plus téméraires).

    Bonnes observations à tous !

    Les Perséides (ou "Larmes de Saint Laurent")


    votre commentaire
  • Les années bissextiles.

    Tout le monde est accoutumé aux années bissextiles, introduisant le fameux 29 février, mais pourquoi cet ajout tous les 4 ans à notre calendrier. Un peu d’histoire…

    De nos jours, nous utilisons (presque partout sur la planète) le calendrier Grégorien, un calendrier solaire conçu à la fin du XVIe siècle pour corriger les dérives du calendrier Julien (instauré par Jules César), jusqu’alors en usage et remplaçant lui-même le calendrier romain, qui comportait déjà une importante dérive de 90 jours, due à un système d’intercalation peu suivi.

    Le calendrier Julien fut utilisé dans toute l’Europe, ainsi qu’en Afrique du Nord et ce, jusqu’en 1582 ou le pape Grégoire XIII instaura donc un calendrier qui porte son nom.
    Le calendrier Julien se décalant de 1 jour en 134 ans, un changement devenait nécessaire.
    Lorsqu’il fut décidé de le remplacer en 1582, il était déjà décalé de dix jours par rapport à l’année « tropique », ou l’intervalle de temps nécessaire pour que le Soleil reprenne sa place dans le cycle des saisons.
    A ce problème « astronomique », venait s’ajouter un problème religieux : le décalage de plus en plus important de la date de Pâques vers l'été, alors que cette fête symbolise le printemps, le renouveau du monde.

    La réforme grégorienne avait donc pour objectif de réaligner notre façon de gérer le temps par rapport au Soleil, définir un nouveau système d’alignement sur l’année « tropique » et permettre un calcul simple et régulier de la date de Pâques.

    Or, même si le calendrier Grégorien est bien plus proche de l’année « tropique » que les anciens systèmes, il existe encore de nos jours un léger décalage. En effet, le calendrier actuel possède 365 jours mais la Terre accomplit une révolution sidérale en 365 jours… et  6 heures (environ).

    Pour être plus précis, nous avons 0,2422 jour de retard par an.
    C’est pourquoi tous les 4 ans nous rajoutons un jour dans l’année, au mois de février.
    Soit une année bissextile de 366 jours (« bissextile » venant du latin « bisexstilis » et signifiant deux fois 6). Nous corrigeons ainsi ce décalage.

    Mais (car il y a toujours un mais) 0,2422 × 4 = 0,98688. Nous sommes cette fois-ci en avance !
    De très peu, certes, mais au fil du temps ce décalage se fera ressentir.

    Le calendrier grégorien a une valeur moyenne de 365,25 jours ce qui est trop élevé par rapport à l’année « tropique » égale à 365,2422. Pour 1000 années écoulées, nous constatons un décalage de 7,50 jours. Alors dernière petite astuce pour se rapprocher de l’année solaire, nous n’ajoutons pas de 29 février tous les quatre ans aux multiples de 100, qui ne peuvent l’être également de 400.

    Exemple : 1600 et 2000 sont bissextiles (elles sont divisibles par 100 et par 400), mais pas les années 1700, 1800, 1900 (qui ne sont divisibles que par 100).

    Ce qui change donc, ce n’est pas notre course autour du Soleil, mais uniquement notre façon de gérer le temps.

    Pour déterminer si une année est bissextile ou non, procédez comme suit:

    1. Si l'année est divisible par 4, passez à l'étape 2. Dans le cas contraire, passez à l'étape 5.
    2. Si l'année est divisible par 100, passez à l'étape 3. Dans le cas contraire, passez à l'étape 4.
    3. Si l'année est divisible par 400, passez à l'étape 4. Dans le cas contraire, passez à l'étape 5.
    4. L'année est une année bissextile (elle a 366 jours).
    5. L'année n'est pas une année bissextile (elle a 365 jours).

     

    annee-bissextile-calendrier

    votre commentaire
  • Lorsque nous levons les yeux vers la Lune, nous constatons que celle-ci nous montre sans cesse le même visage, la même face donc. Une idée nous viens immédiatement à l’esprit : « la Lune est-elle donc immobile ? ». Eh bien en réalité c’est l’inverse. Si notre Lune ne tournait pas sur elle-même, elle nous présenterait au fur et à mesure la totalité de sa surface.
    Voyons l’explication à l’aide de deux schémas:

    Hypothèse 1) La Lune ne tourne pas sur elle-même :

    Sur ce schéma représentant le système Terre-Lune, notre satellite ne tourne pas sur lui-même mais uniquement autour de notre planète. Le point rouge nous sert de référence. Il est orienté en permanence dans la même direction (vers le Soleil dans ce cas). Le point jaune, lui, nous indique la partie de la Lune que nous voyons depuis la Terre (le personnage blanc et la flèche bleue indique la direction de notre regard). Nous constatons que le point jaune se déplace par rapport au rouge.
    Nous pouvons donc en conclure que nous voyons à chaque position, un morceau différent de notre satellite (l’intégralité après un cycle complet).

    Lune sans rotation
     
    Hypothèse 2) La Lune tourne sur elle-même :

    Nouveau schéma, représentant toujours le couple Terre-Lune, mais cette fois-ci notre satellite tourne sur lui-même, en même temps qu’il tourne autour de la Terre. Le point rouge est là pour le prouver car il pointe chaque fois dans une direction différente. Nous constatons que la partie observée depuis la Terre (le point jaune) et le point rouge se superposent sans cesse, ce qui permet d’en conclure que nous voyons chaque fois le même morceau de Lune (la même face) ! Chaque fois que la Lune accomplit un quart de tour sur elle-même, elle se tourne vers nous.

    Lune avec rotation
     
    ExplicationIl faut à notre satellite environ 28 jours pour accomplir une révolution (un tour complet autour de notre Terre), mais il lui faut également le même nombre de jours pour accomplir une rotation (un tour complet sur elle-même). Cette synchronisation parfaite, donne donc l’illusion d’un astre fixe dans le ciel, qui nous regarde en permanence, or notre système est bien animé d’un mouvement très complet et complexe.

    ConclusionOui la Lune tourne sur elle-même ! J’ajouterai qu’il faut garder en tête que chaque astre, quel qu’il soit, tourne forcément sur lui-même. C’est une des lois de notre Univers. Tout tourne, rien n’est immobile…

    Dossier réalisé par Giacomoni Alexis.


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique