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    Bienvenue sur mon site.
    Je suis médiateur scientifique spécialisé en astronomie depuis de nombreuses années et je vous propose divers ateliers culturels et manuels à destination du jeune public ainsi que des conférences passionnantes tout public.  

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    BIENVENUE sur le site d'HORIZON Astronomie.

    Crédit photographique: PATRICK NICOLAÏ
    (Vue de la voie lactée depuis Bavella)

    “The universe is a pretty big place. If it's just us, seems like an awful waste of space.”

    (L'Univers est un endroit magnifiquement grand. Si nous y sommes seuls, cela semble un beau gâchis d'espace)

    CARL SAGAN.

  • Chaque année, aux mois de juillet et d’août, se produit un événement très populaire pour les passionnés d’astronomie ou les curieux et amoureux de la nature:

    la pluie des Perséides ou « Larmes de Saint Laurent ». Il s’agit d’un essaim de météoroïdes (de fins débris d'astéroïdes ou de comètes, dans ce cas précis) né et alimenté par les différents passages de la comète 109P/Swift-Tuttle, portant fièrement le nom des deux astronomes Lewis Swift et Horace Parnell Tuttle.

    Chaque comète (de gros blocs de glace et de poussières) traversant le système solaire, laisse derrière elle une gigantesque traînée de poussières, des particules appelées météoroïdes et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit caillou (plus gros à quelques exceptions). Chaque année, à la même période, lorsque la Terre traverse cet essaim de météoroïdes, ces derniers entrent en collision avec les différentes couches de notre atmosphère à près de 200 000 km/h et donnent naissance à des astrométéores, appelés également "étoiles filantes".

    Le courant de météoroïdes lié à la comète 109P/Swift-Tuttle rencontre notre planète entre le 20 juillet et le 25 août, avec un pic d'intensité entre le 11 et le 15 août et un maximum aux alentours du 12 août (à +/- 2 nuits). Le pic de 2020 se produisant durant la journée du 12 août, celui-ci sera donc invisible depuis la France, mais les étoiles filantes seront tout de même assez nombreuses pour en profiter la nuit précédente ou la nuit suivante.
    Petite chose à prendre en compte également, les pluies de météores étant imprévisibles, il est doublement recommandé de répartir ses observations sur une période de 24h à 48h avant et après le 12 août. Enfin, certaines perturbations récentes de la trajectoire de la comète ont donné naissance à des essaims isolés qui peuvent nous surprendre et augmenter le taux horaire, de manière très brève.

    Pour la petite histoire: le pic de cet événement céleste, se rapproche du jour où l’on célèbre le martyre de Saint Laurent, diacre du pape Sixte II, mort le 10 août 258 à Roma. Pendant son supplice, le Saint aurait versé des larmes remarquables et destinées à errer dans les cieux pour ne redescendre sur Terre que la nuit du 10 août de chaque année. D’où la croyance populaire selon laquelle, en observant un météore (en regardant les "larmes" de Saint Laurent donc) nous voyons nos vœux se réaliser.

    La pluie des Perséides est l’essaim le plus populaire de l'année étant donné qu'il se produit lors de la période estivale (pour le nord). Contrairement à une croyance persistante, le ciel d’été n’offre pas plus d’objets à observer et n'est pas plus beau (c'est plutôt l'inverse même, pour cette deuxième affirmation), mais il est plus agréable de sortir de chez soi du fait de la douceur de ses nuits ;-)

    Les pluies de météores ne sont pas rares, bien au contraire. Plusieurs d'entre elles illuminent notre ciel tout au long de l'année ("Géminides" mi-décembre, "Leonides" fin novembre, etc.) et il ne faut donc pas attendre les Perséides et les "Nuits des étoiles" pour sortir et profiter du spectacle.

    Pour observer une pluie de météores, inutile de se désespérer à trouver un télescope, le plus gros du spectacle se produira sur la totalité du ciel (un télescope réduisant votre champ de vision, vous louperez forcément le spectacle). S'éloigner des villes et de leur pollution lumineuse reste le point principal. Ensuite, la meilleure période horaire d'observation se situe entre 2h et 6h, car c'est à ce moment-là que nous regardons droit devant nous dans l'espace et recevons donc beaucoup plus de poussières météoritiques (imaginez des flocons de neige virevoltants autour de vous lorsque vous roulez en voiture. Sont-ils plus nombreux sur le pare-brise arrière ou celui de devant ? Ça marche aussi avec les moustiques, tigres ou non). Vos yeux, une chaise longue et des vêtements chauds seront vos meilleurs alliés (les nuits sont parfois fraîches, même l'été, et l’humidité a vite fait de décourager les plus téméraires). Si votre point d'observation est situé dans une zone parfaitement sombre, pensez à emporter une lampe avec un filtre rouge (ou du vernis rouge sur une torche suffira), afin de ne pas perdre votre acuité visuelle nocturne, qui met près de 30/40 minutes pour être à son maximum et qui a vite fait d'être réduite à néant par les lampes blanches.


    Pour finir, et si vous voulez garder un souvenir de votre nuit sous les météores, rien de plus simple, avec de la patience, un appareil photo et un simple trépied.
    Si vous possédez un appareil photo reflex, sortez votre objectif avec le plus grand champ possible (15/18mm dans l'idéal), positionnez-vous en mode manuel, réglez votre temps de pose sur 15/20s, ouvrez votre diaphragme autant que possible (F/4, F/5.6 etc. plus le chiffre est petit, plus vous recevrez de lumière), choisissez une sensibilité entre 800 et 1600 iso (3200 et + sont possibles, mais le bruit numérique augmentera. Il vaut mieux multiplier les poses, plutôt que de les faire durer ou pousser trop sur la sensibilité). Jonglez avec les iso selon la qualité de votre ciel également. Placez-vous sur une étoile brillante en "live-view" (image sur votre écran LCD) et zoomez dessus numériquement (sans toucher à l'objectif) afin de faire la mise au point, puis orientez votre instrument vers le zénith, légèrement décalé vers le Nord-Est, sauf si vous avez de la pollution lumineuse qu'il faudra éviter autant que possible. Le radiant (le point d’où semble provenir les météores) se trouve dans la constellation de Persée, mais cela ne veut pas dire que vous en verrez dans cette direction. L'idéal est de photographier en RAW (un format brut) plutôt qu'en JPEG, afin de pouvoir tirer un maximum d'information de vos prises de vue, faire un éventuel compositage (une superposition de photos) et de la retouche, si désiré. Uniquement si vous savez ce que vous faites, sinon le JPEG ira très bien pour de simple clichés de météores :-)

    Bonnes observations à tous !

    Cliquez sur l'image pour la voir en définition originale.

    Le làcrime di San Lurenzu (Les larmes de Saint Laurent)
    ps: il s'agit ici d'une Géminide ;-)


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  • Bonjour à tous.
    J'ai le plaisir de vous annoncer que ma première pièce de théâtre "Galiléocentrisme" est désormais éditée sur le site Edilivre.com 
    Celle-ci sera également disponible d'ici 15 jours sur FNAC et AMAZON.

    Si vous le souhaitez, vous pouvez vous inscrire pour une commande groupée afin de ne pas avoir de frais de port à assumer, en revenant vers moi (région ajaccienne et avignonnaise uniquement pour remise en main propre). Vous pourrez y découvrir une histoire farfelue avec notre cher astronome Galilée tourmenté par un roi "un peu" égocentrique.

    *** Cliquez ici pour accéder à la page de commande ***

    Edition pièce de théâtre - "Galiléocentrisme" par Alexis GIACOMONI


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    Notre histoire commence dans un nuage de gaz interstellaire, une nébuleuse paisible voyageant dans l'un des bras de notre galaxie, parmi des milliers d'autres nébuleuses.

    Près d'elle, des étoiles massives, impatientes d'atteindre leur stade ultime, rendent leur dernier souffle dans un feu d'artifice prodigieux: une supernova.

    Notre nuage, composé à 98% d'Hydrogène (l'élément 1er de l'Univers) et d'Hélium, se retrouve alors enrichi de nouveaux éléments (Carbone, Oxygène, Fer...), crées puis disséminés dans l'Univers par la mort violente de ces étoiles massives.

    4,5 milliards d'années avant notre ère, lassée de sa valse autour du centre galactique, voilà que notre nébuleuse, bousculée par le choc d'une nouvelle supernova, se met à se contracter sous l'effet de sa propre masse, créant ainsi une sphère de matière voyant son cœur s'échauffer au fil du temps, pour donner naissance à une proto-étoile. Sous l'effet d'une rotation intense, la matière non utilisée pour nourrir ce futur Soleil, allait se voir compressée en un "disque protoplanétaire".

    Au sein de ce disque, on retrouve du gaz et des poussières résiduels, imitant leur maître et se regroupant par un phénomène d'accrétion. Ce lent phénomène a vu apparaître de minuscules gravillons s’agglutinant les uns aux autres, donnant naissance à des cailloux, puis à des rochers et enfin à ce que l'on appelle des "planétésimaux" (des prototypes de planètes).
    Le processus se poursuit créant les premiers astéroïdes. Certains d'entre eux, d'une taille plutôt modeste, ne dépasseront pas ce stade et erreront dans le futur système solaire cherchant désespérément une place attitrée. D'autres, plus ambitieux au contraire (dépassant plusieurs centaines de kilomètres de diamètre) vont passer par un stade de remodelage, initié par la gravité, et vont ainsi atteindre un équilibre hydrostatique, leur permettant de conserver une forme sphérique.
    Les premières planètes viennent de naître !

    S'ensuit une réorganisation, un ménage orchestré par le Soleil décidant de qui restera près de lui, et de qui sera assez mature pour vivre une vie plus solitaire, éloigné de sa chaleur.

    C'est ainsi qu'aujourd'hui nous retrouvons les petites planètes de roche (les telluriques) près de notre étoile, alors que les géantes gazeuses telle que Jupiter ou Saturne ont été poussées (peut-être avec consentement) vers des zones plus fraîches, là ou leur rôle de sentinelle leur permet de veiller sur notre si précieuse planète Terre.

    J'ajouterai pour finir que nous sommes tous nés dans la même nébuleuse, le berceau des étoiles…

    Alexis Giacomoni


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